Déjouer un attentat, c’est simple comme un coup de fil

Cette fois-ci, Manuel Valls prend le taureau par les cornes. Enfin. Au lendemain de la fusillade avortée du Thalys, le Premier ministre a décidé de recourir à l’arme fatale, la mesure que tout le monde attendait : un numéro de téléphone pour signaler tout comportement anormal. Et voilà. Alors, comment ça marche ?

Explications : un homme armé jusqu’aux dents fait irruption dans une rame de métro. Inutile de paniquer. Un usager compose le numéro de téléphone mis en place par Manuel Valls. Au bout du fil, une voix féminine numérisée lui demande de préciser la situation : « L’homme tient une kalachnikov : tapez 1. Un couteau : tapez 2. Un sandwich merguez-frites : tapez 3. » Selon la touche choisie, une ampoule s’allume dans le commissariat le plus proche de la station de métro. L’agent de garde appelle le ministère de l’Intérieur pour indiquer qu’il se passe de l’anormal dans le quartier. Manuel Valls est prévenu. Il ouvre son plan de métro et localise la station. C’est à La Motte-Picquet. Il faut changer à Invalides et prendre la direction Balard. Un commando muni d’un pass Navigo part immédiatement en direction du lieu indiqué. Pendant ce temps, dans la rame de métro, le terroriste présumé attend. Le coup de fil passé par l’usager peut avoir des conséquences terribles. La peur se lit sur son visage. 45 minutes plus tard, le commando fait irruption et maîtrise le forcené. That’s all Folks.

Avec l’annonce de la mise en place de ce numéro de téléphone, Manuel Valls place la barre du ridicule très haut. L’envoi d’un courrier eût été plus fort, mais il réserve cette mesure phare pour la prochaine fois. L’escalade dans le dérisoire ne fait que commencer. En exclusivité, Boulevard Voltaire vous dévoile la procédure de force 4 imaginée par le ministère de l’Intérieur en cas de nouvelle attaque terroriste. Mode d’emploi : l’attaque survient, un voyageur prend sa plume :

« Monsieur le Commissaire, j’ai actuellement devant moi un homme muni d’une kalachnikov modèle GX 34B. Celui-ci semble animé de sentiments belliqueux. Est-ce bien normal ? Bien que je ne souhaite en rien procéder à des amalgames éhontés, le personnage semble être d’origine nord-africaine et je m’en excuse, etc. »

En bon technocrate, Manuel Valls ne sait proposer que des solutions paperassières. Du marketing sécuritaire. De la pauvre idée d’arrière-salle de réunions de créativité commerciale. Manuel Valls regarde trop les publicités pour le catalogue de La Redoute. Le coup du numéro de téléphone magique appliqué au terrorisme… Il fallait oser. Votre gilet pare-balles en 24 heures chrono ! Satisfait ou remboursé. Les plus grandes boîtes de vente par correspondance vont s’arracher ce Premier ministre dès sa sortie de Matignon.

Cette volonté de ne rien faire du tout semble cette fois clairement affirmée. La porte ouverte aux migrants de toutes natures sans vérification aucune, ces serrages de louches à ces nouveaux arrivants dont on ne sait rien par un Cazeneuve au sommet de son rôle de Robin des bois d’opérette, conjugués à cette mise en place de numéro de téléphone inutile placent ces dirigeants-là en situation de non-assistance à citoyen en danger. Complices involontaires (on l’espère) du terrorisme.

Jany Leroy via Boulevard Voltaire

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Encore une semaine faste pour la religion d’amour de paix et de tolérance

  • Lundi : un engin explosif visant un temple hindouiste dans le centre de Bangkok cause la mort de 20 personnes. Après que les médias franchouilles aient d’emblée écarté la piste islamiste, on apprend aujourd’hui le nom du principal suspect :
    Mohamad Museyin.
  • Vendredi : 3 Marines en permission, un anglais et un français désarment et neutralisent Ayoub El Khazzani, porteur d’une kalashnikov avec 9 chargeurs et un pistolet. On est passé à côté d’un véritable carnage.

Rappel : c’est par dizaine de milliers que déferlent désormais des hordes de clandestins sur les côtes grecques ou italiennes. Principalement musulmans et contrairement à la logorrhée distillée par nos journaleux, ils ne viennent pas en Europe pour échapper à la misère, c’est une véritable armée de conquête qui est en train de ce former au coeur de l’Europe avec l’aide de nos dirigeants.

Lire ou relire le camp des saints et se préparer à la guerre civile.

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Décès d’Emmanuel Ratier

Un des derniers journalistes indépendants nous a quitté hier 19 août 2015.

Il va manquer.

breizh-info

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Faux « migrants » et vrais délinquants : le témoignage d’une calaisienne

Le calvaire quotidien de nombre de Calaisiens et l’inertie des forces de police que dissimulent pouvoirs publics et médias!

Savoir et faire savoir ! A partager!!!

via Délit d’images et Fdesouche

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Jean-Pierre Pernaut et la fracture des deux France

Quand on se mêle de commenter l’agitation médiatique à propos d’un personnage ou d’un événement actuel, il faut toujours prévoir que, dans vingt ans, plus personne ne saura de qui ou de quoi il s’agit. C’est pourquoi il convient peut-être d’expliquer, à l’usage des internautes futurs, que le présentateur Jean-Pierre Pernaut connaît, depuis plus de vingt ans à la télévision française, une notoriété passive. C’est-à-dire que, même s’il avait été deux fois moins bien peigné, il aurait été tout aussi populaire parce qu’il est là tous les jours à 13 heures, et qu’il a le même statut que le chat de la maison.

On peut parler de deux France parallèles. D’une part la France qui rentre chez elle «le midi» parce que que son travail est proche ou parce qu’elle n’en a plus. De l’autre les surbookés qui sont les seuls qui comptent désormais dans l’opinion officielle.

C’est là tout le paradoxe de ces gloires télévisuelles qui sont rivées à notre emploi du temps. Elles nous manquent dès qu’on ne les voit plus, alors qu’en fait, on les regarde à peine. En outre, vu l’heure de diffusion du journal de Pernaut, les gens qui le regardent sont de moins en moins semblables à ceux qui rentrent du bureau à 21 heures en disant «j’ai eu une journée-charrette, tiens! Sers-moi un Spritz-Apérol». Les surbookés sont les seuls qui comptent désormais dans l’opinion officielle. On peut même parler de deux France parallèles.

Il y a d’une part la France qui rentre chez elle «le midi» parce que que son travail est proche ou parce qu’elle n’en a plus. Si sa voiture tombe en panne elle n’a pas les moyens d’en changer. Elle vit dans la terreur de recevoir une amende, un rappel d’impôts, d’être incapable de nourrir ses animaux à la ferme à cause du manque de fourrage, d’être saisie sur salaire, de se faire ponctionner 130 euros pour défaut de ceinture alors qu’elle est déjà dans le rouge et qu’il sera bientôt moins cher de rouler sans permis.

Et puis il y a l’autre France, qui a grandi dans l’Ile Saint-Louis, qui va au ministère à Vélib’, qui adore les happy hours en centre-ville, qui a toujours un copain qui rentre du Brésil, qui a des médias à sa dévotion (presque tous en vérité), et qui regarde sans sourciller des pubs à la télé pour des véhicules à 17 000 euros seulement. Ca, c’est la France des abonnés. Abonnés à quoi? A tout, à la classe affaires, à Canal, au Câble, au bon goût, aux émissions culturelles de 23 heures , au cinéma subventionné par le CNC, aux rétrospectives Jeff Koons. Celle qui dépense jusqu’à deux mille euros de loyer par mois, voire au-delà, et qui légifère non plus sur ce que la population modeste devrait penser du gouvernement, mais sur la façon dont elle doit, désormais, percevoir la réalité de ce qui l’entoure.

Par exemple quand la France du 13 heures se fait insulter par ses voisins sur un ton qui invoque la malédiction divine, elle a sûrement mal entendu. Quand elle se fait menacer de représailles pour un regard de trop ou pour avoir doublé quelqu’un en voiture, quand elle se fait crever les pneus, visiter la cave ou l’entrepôt trois fois dans la même année, quand elle est stupéfaite de recevoir des notes d’URSSAF qui dépassent trois fois ses revenus, quand on lui réclame dix certificats deux fois de suite, l’autre France, celle des abonnés, lui explique calmement qu’elle devrait raffiner son sens du vivre-ensemble et éviter de «tout mélanger». Ah, j’oubliais: sur les plateaux, elle lui demande aussi «ses sources». C’est le grand stratagème. Quand les petites gens racontent que leur fils a été tabassé par trois types de dix-sept ans sortis d’une voiture volée, il y a toujours un esprit fort pour jouer la carte du fact-checking et dire «d’abord est-on bien sûr qu’elle était volée, ensuite est-ce que vous y étiez, est-ce qu’il ne les avait pas provoqués?» etc.

Alors, quand Jean-Pierre Pernaut, qui a, tout de même, après tant d’années de démagogie paternaliste, une vague idée de ce qu’éprouve le vendeur de pizza mis à l’amende pour une extension de terrasse, se prononce sur le ton «si c’est pas malheureux ma pauve dame de voir ça au jour d’aujourd’hui», sursa page Facebook, à propos des bétonnages de Vallauris par dérogation expresse de la préfecture du Var, la France des abonnés lui explique qu’il doit tout simplement la fermer s’il veut garder son poste.

Elle n’a pas compris que s’il l’ouvre, c’est justement parce qu’il est l’ une des rares voix en ce moment par lesquelles les sans-voix peuvent s’exprimer avec leurs propres mots, ce qui en dit long sur le délabrement de notre démocratie où il n’y a plus un seul candidat des pauvres au Parlement, alors qu’ils deviennent la majorité. A mon avis Pernaut ne l’ignore pas.

Et puis, si les gens aiment bien son sourire éclatant, c’est parce qu’ils n’ont plus de dents, comme chacun sait, et cette fois nul besoin d’expliquer le sens de l’allusion à l’intention des générations futures car, même dans cinquante ans, personne ne l’aura oublié.

Christian Combaz

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