République socialiste française. Août 2016

Evacuation de l’Eglise Sainte Rita par la police aux ordres de Cazeneuve et Valls.

Cela ne vous rappelle rien ?

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Attentats islamistes : les médias respectent les cinq commandements du Politiquement Correct

Quand les médias de propagande ne peuvent cacher un attentat ou une tentative d’attentat à caractère islamiste ils respectent toujours 5 règles de présentation politiquement correcte des faits. Apprenons donc à décrypter ces règles de présentation médiatique.

Comment les médias vont-ils réagir devant cet assassinat commis dans une église catholique

Première règle : l’enfant d’un quartier tranquille

L’auteur des faits ou le suspect est toujours présenté comme originaire d’un quartier ou issu d’une famille calme, tranquille, bien intégrée et sans histoires. Ainsi, par exemple, le Figaro du 10 décembre 2015 nous présentait-il Foued Mohamed-Aggad, l’un des tueurs du Bataclan, comme issu de Wissembourg, « petite ville tranquille du nord de l’Alsace ». On nous a aussi présenté Mollenbeek comme un haut lieu du vivre-ensemble multiculturel.

Les coins tranquilles produisent donc curieusement toujours des terroristes…

Seconde règle : le gentil garçon

Le suspect ou l’auteur des faits nous est toujours présenté sous les traits d’un « gentil garçon » (1) ; d’ailleurs, sa famille ou ses proches nous le disent ! Car on ne donne la parole qu’à eux, évidemment.

On se souvient qu’on nous présentait Mohammed Merah, le tueur de Toulouse, comme doté d’un visage d’ange et comme un grand amateur de voitures rapides.

Le Figaro précité nous indiquait de même que Foued Mohammed-Aggad était un enfant du pays réputé gentil et fils aimant. On nous a même présenté l’assassin d’un enfant à Moscou, une femme voilée qui déclare avoir agi à la demande d’Allah, sous les traits d’une sympathique nounou (2) ! Une nounou d’enfer assurément…

Mais comme l’expérience prouve que les auteurs d’attentat ont en général commencé dans la délinquance, les médias finissent par concéder que les intéressés avaient un passé judiciaire : mais c’était, bien sûr, pour de menus larcins. Rien de grave, donc.

Aujourd’hui, on indique dans la même veine qu’ils n’étaient pas fichés S, ce qui est censé nous rassurer (3).

Troisième règle : l’acte incompréhensible

L’acte commis par le suspect est toujours incompréhensible et isolé : il est le fruit d’un coup de folie ou d’un déséquilibre inexplicables car il n’a, bien entendu, aucun rapport avec sa religion ou sa communauté. Cette règle découle de la seconde : puisque le suspect était un gentil garçon, il ne peut faire le mal que de façon inexplicable ou bien maladive.

On met alors en scène le pauvre garçon, devenu violent parce qu’il était dépressif ou sous tranquillisants. Bref, c’était un malade irresponsable de ses actes. Le père de l’auteur de l’attentat de Nice a ainsi expliqué que son fils, le pauvre, était dépressif et les médias ont tenté de nous attendrir en détaillant sa vie sexuelle. Rappelons aussi que les auteurs d’agressions sexuelles à Cologne le soir du Réveillon 2015 nous ont été présentés comme des immigrants souffrant de carences affectives.

La règle d’or du Politiquement Correct médiatique consiste en effet à éviter coûte que coûte de faire référence à l’islamisme et, plus encore, à l’islam. Alors on ne cesse d’utiliser des formulations alambiquées pour s’efforcer de brouiller les pistes.

On nous explique, par exemple, que les motivations sont floues (cas de l’auteur de coups de couteau dans un VVF cet été), que les actes ont été commis par un fou furieux (cas de l’auteur de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016), un déséquilibré (4) ou que le mobile serait uniquement politique (5). On nous a aussi expliqué que l’auteur de l’attentat de Munich se serait inspiré… d’Anders Brevik, le terroriste d’extrême droite norvégien (6). La tentation est permanente, en effet, d’imputer à l’extrême droite les crimes commis par les islamistes depuis l’attentat de la rue Copernic : on se souvient que l’on cherchait encore la piste de l’extrême droite à Toulouse avant de trouver celle de Mohammed Merah !

Pour brouiller les pistes les médias s’efforcent aussi de mettre l’accent non sur l’auteur mais sur le procédé : ainsi on parlera d’un camion fou qui à Nice a foncé dans la foule le soir du 14 juillet. On avait d’ailleurs utilisé déjà cet artifice lors des attentats commis lors des marchés de Noël de décembre 2014, pour les transformer en des sortes d’accidents de la circulation.

On utilise aussi le terme tirs pour ne pas parler de ceux qui sont derrière les armes (7) et l’expression attaque à la place d’attentats (8) ou d’autres euphémismes comme plaie au cou pour ne pas écrire égorgement (9). D’ailleurs, un attentat n’est-il pas finalement qu’un passage à l’acte mortifère (10) ?

Quatrième règle : la radicalisation rapide

Quand on ne peut plus cacher la motivation islamiste de l’attentat ou quand il a été revendiqué par Daech, les médias doivent alors tenter d’expliquer pourquoi le gentil garçon a agi comme il l’a fait.

La réponse est toute trouvée : il s’est radicalisé tout seul, le pauvre (11). C’est, bien sûr, la résultante de la troisième règle : le terroriste est toujours un isolé (12).

La radicalisation serait donc ce mal mystérieux qui frapperait a priori les seuls jeunes musulmans et qui, paraît-il, se transmettrait surtout via l’Internet, et non via les mosquées ou l’environnement familial, puisque chacun sait que l’islam est une religion de paix et d’amour. CQFD.

Elle serait aussi désormais un mal qui s’attraperait rapidement, comme dans le cas de ce réfugié qui a attaqué à la hache les passagers d’un train allemand : gentil réfugié devenu en un instant un méchant islamiste. Comment ? Par l’opération du Saint Esprit, auraient dit nos parents.

Cinquième règle : cachez ces victimes et ces images choquantes

Les médias font le choix de ne jamais s’appesantir sur les victimes françaises ou leurs familles. La personnalité des terroristes les intéresse beaucoup plus, afin d’essayer de les présenter sous un jour favorable. Les seules familles que l’on voit et auxquelles on donne systématiquement la parole sont donc celles des suspects.

Ou alors on ne donne la parole qu’aux seules victimes issues de l’immigration (13) : car il doit être seriné sur tous les tons que « les musulmans sont les principales victimes de l’islamisme » ou « que les musulmans ont peur de l’amalgame ».

Aussi on censure systématiquement les images des victimes de l’islamisme au prétexte de… respecter les familles et de ne pas servir d’argument pour la propagande de Daech. La commission d’enquête parlementaire sur l’attentat du Bataclan vient aussi d’établir le curieux silence entourant les horribles sévices dont avaient fait l’objet au surplus certaines victimes. Pour protéger les familles ou pour éviter de réveiller les Français de leur dormition ?

En appliquant ces cinq règles nos médias se veulent donc, comme on dit en novlangue, responsables : ils censurent et désinforment en toute bonne conscience pour préserver le vivre-ensemble et protéger les musulmans de tout amalgame.

Ce faisant, ils ne servent pas la cause de la vérité mais celle de l’idéologie du pouvoir.

Michel Geoffroy – Polemia
25/07/2016

Notes :

  1. Ce sont, dans la plupart des cas, des garçons, en effet.
  2. « Une nounou décapite un enfant et brandit sa tête dans les rues de Moscou », LeFigaro.fr du 29/2/2016.
  3. Cela ne rassure pas puisque les fichés S ne sont pas mis hors d’état de nuire et que ceux qui commettent des attentats peuvent ne pas être « fichés S » !
  4. Ex. « Rennes : une lycéenne blessée par un déséquilibré qui voulait tuer pendant le ramadan », LeFigaro.fr du 14 juin 2016.
  5. Ex. « Le mobile de l’attaque serait politique », à propos de l’attentat au couteau commis par un « Allemand de 27 ans au cri de Allouha Akbar » dans une gare bavaroise : LeFigaro.fr et AFP du 9 mai 2016.
  6. Ex. « Le Norvégien Breivik a-t-il servi de modèle au tireur ? », 20 minutes.fr du 23 juillet 2016.
  7. Ex. « Trois policiers américains victimes de tirsà Baton-Rouge », ce qui évite d’écrire que le tueur était afro-américain.
  8. Ex. « L’Allemagne frappée par une série d’attaques», LeFigaro.fr du 25 juillet 2016.
  9. Dans le cas de la policière assassinée à Magnanville en juin 2016 ; on emploie aussi le mot décapitation dans le même sens.
  10. Définition de l’attentat commis par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à Nice le 14 juillet 2016, selon le procureur de Paris François Molins (le 22 juillet 2016).
  11. Une variante consiste à expliquer qu’il s’est radicalisé en prison : ce n’est donc pas sa faute mais celle de la justice !
  12. Jusqu’à ce que l’enquête mette en lumière les nombreuses complicités dont il a bénéficié. Comme à Toulouse ou à Nice on découvre ensuite que le prétendu loup solitaire des médias agissait en meute.
  13. Comme à Nice on a montré que la première victime de l’attentat était une femme musulmane.
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Nouvelle page sur les bienfaits de la RATP

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Attentats musulmans en France depuis mai 2012

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La fragilité nous fera perdre la guerre contre le terrorisme

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Nice : 14 juillet 2016

Hollande hier : « Ce qui nous menace, c’est la montée du populisme »
Le réel aujourd’hui : 84 morts

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Radio Lesquen : un magnifique gâchis ?

Latente depuis plusieurs mois, la crise de Radio Courtoisie a éclaté début juin. Onze patrons d’émission de la « Radio de toutes les droites », dirigée d’une main de fer par Henry de Lesquen, ont signé une lettre ouverte appelant le président à la démission, dont Boulevard Voltaire s’est fait l’écho il y a peu. Le 27 juin 2016, c’est Jean-Yves Le Gallou, une figure majeure de la station, qui annonçait la prochaine suspension de sa collaboration, dans un communiqué sobre et concis. C’est un tournant dans la vie de la radio.

Henry de Lesquen a pris la tête de la radio en 2006. Quelques années et plusieurs purges plus tard, en dépit d’une diffusion accrue grâce au satellite et à Internet, il semblait clair aux auditeurs qu’un conflit couvait. En cause, le caractère du président, dont l’inquiétante dérive autocratique transpirait à l’antenne. Ne supportant plus la contradiction, toujours prompt à couper la parole à ses invités, les remettant parfois en place sans ménagement, il a donné à la station une image d’intolérance agressive en contradiction avec l’esprit de son fondateur, Jean Ferré ; chacun des patrons d’émission est, en effet, libre d’inviter qui lui chante. Ou presque. Éric Zemmour, par exemple, y est persona non grata par décision du président Lesquen…

Les 11 signataires de la lettre ouverte du 10 juin dernier reprochaient à l’intéressé des prises de position personnelles incompatibles avec le respect dû à chacun et de nature à mettre l’existence de la radio en danger. Les propos d’Henry de Lesquen sur la « musique nègre », sur la « religion de la Shoah », sur la longévité des survivants des camps de la mort ou sur l’esclavage dépassent, en effet, l’entendement. Loin d’exprimer une opinion discutable mais libre, ils portent atteinte à la dignité de la personne humaine et sont, de ce seul fait, inacceptables. Qu’ils tombent sous le coup de la loi ajoute à l’insulte le risque d’une suspension pure et simple de l’autorisation d’émettre.

Jean-Yves Le Gallou n’est pas n’importe qui à l’antenne. Cet ami de longue date d’Henry de Lesquen, chargé du « bulletin de réinformation » quotidien, a toujours eu sa place dans les programmes de la radio. Qu’il se résigne à suspendre sa collaboration est tout sauf anodin. C’est la marque d’un désaccord suffisamment profond pour faire prévaloir les intérêts de la radio sur la fidélité à son président. Et c’est une décision révélatrice du malaise qui y règne.

Vingt-quatre autres patrons d’émission ont exprimé leur inquiétude. Hormis une poignée d’irréductibles loyalistes, beaucoup s’interrogent en silence. Faut-il conserver une émission, au risque d’être assimilé aux propos délirants du président ? Et que va devenir cette radio, à l’utilité incontestable ? En réalité, à moins d’une assemblée générale aux fins de changement de présidence, voire d’une action judiciaire, Radio Courtoisie pourrait bien devenir, autour d’un noyau de fidèles vieillissants, Radio Lesquen. Pour une brève course à l’abîme qui devrait se terminer par un retrait de ses fréquences. Un magnifique gâchis qui peut encore être évité si les administrateurs prennent conscience de l’urgence, au lieu et place d’un président emmuré dans ses certitudes. Un président qui pourrait bien saborder la radio plutôt que céder sa place.

François Teutsch via Boulevard Voltaire

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Concours de bobards sur le Brexit : les journalistes se surpassent

Depuis hier les médias français organisent le plus grand concours de mensonges sur le BREXIT. Un ami a tenté d’énumérer les bobards qui circulent sur les plateaux télé. Florilège :

  • Les conséquences du BREXIT sont dramatique pour le Royaume uni. En fait, c’est visiblement juste l’inverse, c’est pour l’union européenne que c’est un drame car cela va faire un sacré manque à gagner pour l’UE et cela va probablement donner l’envie à d’autres pays de faire la même chose.
  • Les Français de Londres sont inquiets. Enorme, s’ils sont à Londres c’est justement pour fuir le régime administratif et fiscal français. L’Angleterre va juste devenir une vraie terre de refuge pour les entreprises européennes et donc un boum pour l’emploi.
  • Les entrepreneurs français installés à Londres sont inquiets pour leurs affaires. Même réponse et les questions à se poser sont :  Si la France était attractive pour les affaires, alors pourquoi sont-ils parti à Londres ? et l’autre : Tiens c’est marrant, je n’entends pas les entrepreneurs français qui sont en Suisse se plaindre, pourtant, la Suisse non plus n’est pas dans l’UE ?
  • Cela va couter 10 points de croissance à l’Angleterre (oui vous avez bien lu, sur BFM ils parlent de 10 points de croissance Enorme ! ) : Ben voyons, c’est connu, plus un pays devient attractif, plus cela lui coute des points de croissance . En parlant de « point de croissance » pourquoi est-il en berne en France alors que nous, nous sommes vraiment des bons « Européens » ?
  • Les traders anglais n’auront pas de bonus cette année à cause de la baisse de la bourse. Putain d’argument qui va certainement faire pleurer dans les chaumières ? Comment disait Audiard « Les cons ça osent tout c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnait ! », parce que là fallait oser le sortir cet argument !
  • La city ne pourra plus vendre ses produits financiers dans l’Europe. Oh oui bien sûr, comme la Suisse, wouaf wouaf …
  • Il faudra des visas pour travailler en Angleterre : C’est déjà le cas dans d’autres pays de l’UE. Par exemple, en Espagne il faut un NIE, cela n’est pas un visa de travail en tant que tel mais sans ce document que l’on obtient en faisant une demande à l’administration il est impossible de travailler en Espagne (ni même d’être résident).
  • Il faudra des visas pour aller en vacances en Angleterre : et pourquoi pas une prise de sang et un thermomètre dans les fesses ! Avant l’UE fallait-il un visa pour passer des vacances en Angleterre ?
  • Le foot anglais va être en difficulté car le foot dépend de la liberté de circuler (si si, ils l’ont dit sur BFM… si si, ils ont osé). Si quelqu’un parmi vous vends des barbelés ou est dans le ciment, il faut foncer à Londres car visiblement, pour nos journalistes les anglais vont construire un « Mur de l’atlantique »
  • L’Angleterre est aujourd’hui plus que jamais divisée : Avec près de 52% pour le Brexit cela veut dire que l’Angleterre est divisée, alors qu’en France lors des dernières élections régionales en PACA, je me souviens, avec le même score en faveur de Estrosi (PS/LR) face à Marion Maréchal Le Pen cela voulait dire que c’est l’unité nationale qui est la grande gagnante de l’élection. Comprenne qui pourra !
  • Le BREXIT est grave pour la démocratie ( si si ils l’ont dit sur I-télé) : bien sûr ! seul les résultats en faveur du politiquement correct ne sont pas des dangers pour la démocratie.
  • Des Anglais qui ont voté pour le BREXIT le regrettent et demandent à revoter car ils sont déçus par le résultat. Bon en clair ceux qui ont voté pour le BREXIT sont des cons car ils votent en espérant perdre les élections. Trop fort les journaleux !

Michel Janva via Le salon beige

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A tout les connards qui vont abandonner leur chien cet été

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B&You juin 2016

Nouvelle rubrique sur les pubs multikulti que l’on nous assène à longueur de journée.

Y’a du boulot.

Aujourd’hui le clone d’Omar Sy (beurk…) et la pétasse blanche. Le couple mixte est une bénédiction. C’est Sarko qui le dit.

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Permis de conduire : Ali Baddou et les 300 voleurs

La vie est trop dure et trop injuste pour le malheureux Ali Baddou. Il travaille tellement qu’il n’a pas le temps de repasser son permis de conduire.

S’il était un Français lambda, il aurait, avant de perdre son permis, fait un stage de deux jours, avec un moniteur et un psychologue. Avant, c’était tous les deux ans ; maintenant, c’est un marché tellement juteux qu’on peut se récupérer quatre points par an… si on crache 250 euros. Il lui aurait fallu prendre deux jours à son compte, mais, au milieu des gens du peuple, il aurait entendu la réalité de la répression routière subie par les participants, souvent sans commune mesure avec l’infraction commise.

S’il était un Français lambda, il aurait pris, pour repasser son permis, un forfait de vingt heures, pour 1.200 euros. Mais on lui aurait expliqué, au bout de dix-huit leçons, qu’il devrait prendre cinq à huit heures de conduite en plus. On passe alors à 1.600 euros. Mais si on fait partie des 45 % de conducteurs qui échouent au premier essai, il faut attendre trois mois, reprendre des heures de conduite et acquitter, en moyenne, pour repasser l’épreuve, la somme de 500 euros supplémentaires. On en est déjà à 2.100 euros. Si on ajoute les heures nécessaires pour apprendre le Code et le passer, on arrive à au moins 40 à 50 heures à consacrer pour réussir cet examen.

Mais Ali Baddou n’est pas un Français lambda. Il n’a, d’ailleurs, sans doute jamais réfléchi à ce que représente la somme de 1.500 ou 2.000 euros qu’un jeune de 18 à 25 ans (la majorité des candidats) doit sortir pour avoir le droit de conduire une voiture. Il ne sait sans doute pas que sans voiture, dans de nombreux endroits de France, on ne peut pas travailler.

Quand on a été gendre du président de la République six ans, qu’on a eu deux enfants avec sa fille Mazarine, qu’on a été l’assistant de Jack Lang, qu’on est tous les jours sur Canal+, qu’on est fiancé à une actrice-mannequin canadienne, on n’a pas de temps à perdre avec de telles futilités.

Il a mieux à faire de sa vie, Ali Baddou ! Il n’a pas de problèmes d’argent. Il trouve un combinard (qui s’avère, dans la vie, l’époux de la chanteuse Amel Bent ; on reste entre people), il allonge le bakchich, et l’affaire est réglée ! Apparemment, on parle de trois cents « people » qui seraient dans le coup, dont les footballeurs Samir Nasri, Jérémy Ménez (eux aussi en couples avec des « artistes ») et Layvin Kurzawa, arrière gauche du PSG.

Finalement, Ali Baddou, c’est Désir ou Placé qui ne payaient pas leurs amendes mais ont été nommés quand même ministres. C’est Léa Salamé qui conduit sans permis mais donne des leçons à la terre entière. C’est la députée PS Catherine Troallic qui conduit bourrée mais vote les mesures répressives contre les automobilistes. C’est Thévenoud qui ne paie pas ses impôts mais augmente ceux des Français. C’est Cahuzac qui chasse la fraude fiscale mais a ses comptes dans les paradis fiscaux. C’est Baupin-Sapin qui parlent de droits des femmes tout en se comportant en nostalgiques du droit de cuissage.

Ils sont les nouveaux petits marquis de la France socialiste. Ils n’ont tous que le mot République à la bouche mais se comportent en nostalgiques de l’Ancien Régime, avec ses privilèges et ses droits féodaux.

L’Histoire nous a appris que, parfois, cela finit mal, camarades !

Pierre Cassen

Via Boulevard Voltaire

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